Bas les masques !

Bas les masques !
Bas les masques !

Juste après le confinement quand le port du masque est devenu obligatoire dans les commerces, j’ai quelque peu râlé.

Mais la première fois où j’ai mis ce masque, là la colère est venue !

Je me suis sentie étouffée, j’avais l’impression que l’on me retirait mon droit d’être, d’exister !

Les jours et les semaines qui ont suivies n’ont pas apaisé ma colère de porter ce masque donc j’ai emprunté le chemin de l’évitement, en réduisant au minimum mes sorties.

Et ce masque est devenu obligatoire même dans la rue, alors là, ce n’était plus de la colère mais de la rage !

Cette rage devenait omniprésente et je commençais à retomber dans le piège de la pauvre victime. Heureusement ma petite voix m’a rappelé à l’ordre : “Oh Marie ! tu sais bien que tout ce qui se présenteaà un sens ! Alors pose-toi va à la rencontre de ce qui te met tant en colère et lâche cette rage !”

Alors ok, je me suis installée confortablement, tout de même agitée ! et je suis à la rencontre de cette colère. Je l’ai laissé monter, m’envahir, jusqu’à ce qu’elle m’étouffe. J’avais du mal à respirer profondément, ma cage thoracique était serrée comme si un étau l’emprisonnait. Mon corps ne cessait de s’agiter, me disant :”Allez lève toi ! Laisse tomber !”. J’ai bien été tenté par cette invitation à fuir, mais je savais que ce n’était qu’un leurre et que j’allais continuer de vivre avec cette colère encore et encore, et çà je le refusais.

Alors je n’ai pas lâché et je suis partie dans un monde où les sens nous sont révélés.

Le masque, il est vrai qu’aujourd’hui ce sont les autorités qui nous l’imposent, mais depuis combien de temps nous sommes-nous imposés nos propres masques ?

Vous savez ce masque de celui ou celle qui va bien, et qui refuse d’entendre son coeur lui crier sa souffrance, son mal être, ou encore celui de la fausse joie qui cachent les larmes oubliées dans un recoin de souvenirs douloureux, ou encore celui du positif qui dit tout va bien, et qui en arrière plan est rongé par l’anxiété de demain.

Vous avez très bien compris de quel type masque je parle, n’est-ce pas ?

Combien de masques portons-nous chaque jour, pour cacher notre véritable être, nos véritables souffrances, nos véritables besoins ?

Et si ce que nous vivions en ce moment, était juste !

Si ce port de masque obligatoire, qui semble nous rendre anonyme au milieu de la foule, était juste pour nous faire prendre conscience que nous portons tous des masques. Et que ces masques sont de véritables virus qui lentement nous dévorent de l’intérieur ; nous retirent toute énergie, toute liberté d’être, toute liberté de faire.

Car ce masque qui dérange tant n’est qu’un morceau de tissu, oui, c’est vrai il nous empêche de respirer librement, d’emplir nos poumons d’air frais et régénérant, mais vous êtes-vous posé la question sur les masques que vous portez depuis si longtemps, ne vous privent-ils pas aussi de respirer la vie, de la vivre pleinement, de la vivre dignement en alignement avec qui vous êtes ?

Ce sont toutes ces questions qui me sont venues, et j’ai pris conscience que ce masque qui me dérangeait tant, avait finalement été un magnifique messager et que cette sensation d’avoir perdu ma liberté d’être par cette obligation n’était en réalité que mon ego qui souffrait.

Car je sais que la vraie liberté est celle qui réside en mon coeur, est celle qui me permet d’admirer un coucher du soleil, de rire en regardant mes chiens chahuter, d’être emplie de tendresse quand ma minette me présente son gros ventre où attendent patiemment des petits êtres, juste pour que je la caresse.

Et si la vraie liberté était de nous libérer de nos masques, d’oser nous montrer tel que nous sommes avec nos joies et nos peines, nos sourires et nos colères, en laissant de côté toute pudeur qui nous bloque pour dire “Je t’aime” et accepter de recevoir des “je t’aime”.

Ma colère s’est apaisée, et le sourire sur mes lèvres m’a signalé que le messager était compris et que même si pour sortir je dois mettre un masque de tissu, ce sera le seul masque que je décide aujourd’hui de porter.

Et vous, quel masque allez-vous abandonner ?

  1. Nathalie Beaupré Répondre

    Ho WoW! Quelle belle prise de conscience! Ça me parle beaucoup! Merci d’avoir partagé cette expérience!

    J’ai plusieurs masques à faire tomber. Je sens que je ne suis plus bien dans le travail que je fais présentement. Je suis formatrice en intégration sociale à l’éducation des adultes. Je devais recommencer à travailler la semaine passée, après avoir été six mois en arrêt de travail à cause de la pandémie. Arrêt qui était tellement à point. J’étais fatiguée! Ça m’a permis d’être avec toi en direct les mardis pm (Je viens du Québec.). Tes sessions mon tellement fait du bien. J’ai « débloqué » beaucoup de choses et ça même eu des répercussions positives sur un de mes fils. J’ai encore beaucoup de douleurs par contre. Je fais de l’arthrite et de la fibromyalgie. J’ai fais l’atelier en extra sur les douleurs mais ça pas beaucoup changé. Il faudrait sûrement que je le refasse.
    Fin de la parenthèse😉, donc je devais recommencer le travail la semaine passé et là des problèmes de santé sont arrivés. Je devrais pouvoir retourner lundi. J’espère que des problèmes plus graves ne se pointeront pas.😕 Ça fait plusieurs années que je veux aller plus loins avec les soins énergétiques mais quelques choses n’empêchaient d’avancer. Je suis convaincue que je dois aller de l’avant mais on dirait qu’il reste un petit quelque chose qui bloque. Dernièrement, j’ai fais un soin Reiki à l’un de mes fils et j’ai vraiment « tripé »! Je voyais des choses. C’était comme de petites histoires. Ça m’a prouvé que je veux faire ça et que j’ai des facultés. Il faut que je m’assume, je suis une guérisseuse. Mais c’est difficile pour moi de le dire haut et fort. Difficile de m’accepter tel que je suis. J’ai encore du travail à faire mais je reste positive.😀
    Merci de m’avoir lu! Bonne fin de journée!

    • Marie-Noëlle Répondre

      Bonjour Nathalie, à un moment de notre parcours lorsque nous sommes égarés et que nous nous entêtons dans cette destination, notre âme nos guides savent nous le rappeler et malheureusement cela passe souvent par la douleur physique. C’est vrai qu’il est parfois difficile d’accepter qui nous sommes et notamment quand nous sommes guérisseurs, la peur du jugement de l’autre, la peur d’être rejeté par le clan… Mais sont-elles les réelles peurs ? Sommes-nous rejetés ou rejetons-nous une partie de nous ? Je comprends qu’un travail salarié est rassurant, mais qu’est ce qui t’empêche en parallèle de laisser ton être guérisseur vivre ce qu’il a à vivre ? Je l’ai fait pendant plusieurs années et cela m’a permis d’accepter vraiment qui j’étais. Plus j’accompagnais des âmes et plus je savais que j’étais… Je t’embrasse belle âme guérisseuse

  2. Marie-Paule Répondre

    Oui Marie-Noëlle, je pense que cette période particulière est une formidable occasion pour chacune et chacun d aller visiter ses zones d ombre.l obligation de porter ce masque réveille en nous le besoin d exprimer notre unicité, et ce virus dont l’expression varie en fonction des blessures de l hôte qui l accueille sont une réelle invitation à l observation de tous ces personnages que nous ne sommes pas et qui nous éloignent de qui nous sommes vraiment.Merci pour ce partage.belle journée à toi.

    • Marie-Noëlle Répondre

      Bonjour Marie-Paule,
      Merci d’avoir pris le temps de lire cette réflexion. Tout ce qui se présente est juste même si nous le jugeons de désagréable et d’autant plus, tout est une invitation à plonger au centre de notre être pour le libérer de sa souffrance cachée. Je t’embrasse

  3. SEMRANI Répondre

    moi Marie-Noëlle y a un truc qui m’a fait marré c’est le l’histoire du voile islamique il en faisait tout un fromage de ce voile maintenant ils sont tous voilés tu trouve pas ça marrant
    et les paradoxes le burkini sait tu qu’a l’origine c’est une tenue que de belles australiennes qui n’ont rien a voir avec l’islam portent jusqu’à présent pour se protéger du soleil qui la bas n’est pas très tendre .d’ailleurs las-bas les enfants sont hyper protégés concernant le soleil.
    pour la troisième fois les guides me donnent raison ,dés que je t’ai connue ,je t’ai dit je t’aime et j’ai senti que tu avait moyennement apprécié mais la puisque l’on a ton autorisation je te le dis je t’aime avec tout mon respect bien sur 😉

    • Marie-Noëlle Répondre

      Coucou, merci et je te dis et oui moi aussi je t’aime et comment sais-tu que j’avais moyennement apprécié quand tu m’avais dis que tu m’aimais. Nous sommes tous reliés par l’amour inconditionnel… Alors osons nous le dire !

  4. Caroline Répondre

    Je suis à 100% d’accord, il est temps de faire sauter nos masques !
    Mon avis est aussi que les masques représentent l’image du monde que nous étions en train de construire :
    Un monde robotisé où la convivialité est superflue
    Un monde où la diversité n’existe plus, à l’image de nos visages uniformes
    Un monde de compétitivité où le temps d’apprécier et d’aimer n’a pas sa place
    Un monde où il suffit d’appuyer sur un bouton pour obtenir immédiatement notre désir du moment
    Peut-être sommes-nous en train de prendre conscience que le monde que nous construisons n’est pas celui que nous souhaitons à l’intérieur de nous
    Beaucoup souhaite un monde différent mais les masques nous rappellent aussi, par cette obligation générale de les porter, que nous sommes tous liés
    Combien faudra-t-il de colère et d’exaspération avant que les consciences s’éveillent ?
    Ouvrir son cœur c’est accepter que nous vivons sur terre une expérience qui a le droit d’être belle.
    Peut-être sommes nous en train de mourir à nous même pour mieux renaitre !
    Peut-être allons-nous profiter de cette expérience pour retrouver la vrai FOI, celle qui nous sauve lorsque tout semble perdu…
    Un jour viendra où nous respirerons à nouveau à plein poumons… et là, l’évolution des consciences qui ouvre la porte à un monde nouveau deviendra possible…

    • Marie-Noëlle Répondre

      Bonjour Caroline,

      Que dire de plus à tout ce que tu viens d’écrire… Parfois nous sommes obligés de passer par la déconstruction pour pouvoir reconstruire sur des bases simples. Merci à toi et que ta journée soit douce.

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